ABINAYA interview - Corps - HEAVY SOUND SYSTEM

Publié le par HeavySoundSystem - leppard62


10 QUESTIONS A ABINAYA

Igor (chanteur et guitariste) 


Une rythmique des plus originales (batterie/percussions tribales à la SEPULTURA - Roots ou SOULFLY), une ambiance NOIR DESIResque, un léger souffle MATMATAHesque, trois ingrédients essentiels pour vous transmettre (ABINAYA signifie transmettre en langue indienne) de bonnes vibrations transcendantes sur des textes des plus inspirés dans  la plus belle langue, celle de M. Charles Baudelaire... 
 

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Veux-tu pour commencer te présenter et nous raconter ta carrière musicale?  


Hello Heavy Sound System !

J’ai connu ma première ère claque rock à 13 ans avec les Stray Cats époque Runaway Boys, j’aimais leur groove et leur approche une peu post punk du Rockab. Puis, est venu le moment Accept avec Fast as a Shark, grosse claque aussi, puissance de feu phénoménale à l’époque !

A 16 ans, je découvrais la poésie de Baudelaire qui ne m’a jamais quitté depuis, comme celle de Gainsbourg.

Ensuite, tout y est passé, Motorhead, Ramones, Metallica, Suicidal Tendencies, Sepultura, Black Label Society, Down, Alice in Chains …la liste est longue…

Gros consommateur de cd dans les mediathèques parisiennes, j’ai pas mal donné aussi dans le psyché 70, le Southern Rock à la Lynyrd Skynyrd, Allman Brothers, Byrds, Gratefull Dead, Spirit… les trucs bien planants et qui décontractent au volant d’un Van – on possède en effet un vieux Vox des années 80.

Curieusement, pas tant de rock français que ça…Noir Désir bien sûr mais à petites doses, plutôt Trust époque Antisocial, les Bérus aussi, à leurs débuts, j’aimais bien leur rage contestataire et le côté brut de décoffrage !

J’ai commencé la guitare très tard, vers 23 ans… mais avec une passion illimitée !

J’ai formé ABINAYA vers 1999, à l’époque on avait un harmoniciste et le bassiste était un fondu de blues, donc le son était  beaucoup plus cool qu’aujourd’hui, mais on a toujours placé  la percu de Nicolas Héraud sur des gros riffs en distortion, ça , ça n’a pas jamais changé depuis le début !

 

Premier album en 2004, avec très peu de moyens, des petits amplis, sans réelle distribution ni label, mais déjà de bonnes dates à La Scène Bastille, quelques Festivals  et des chroniques sympas dans Guitar Mag ou Crossroads Mag.

Grosse envie de poursuivre donc, et de radicaliser le son !!

Belles rencontres avec André, en 2004 qui arrivait du Brésil, fondu de basse et de percus sur du gros métal à la Sepultura et  avec Nicolas Vieilhomme, batteur, friand de double, versé sur le métal extrême.

Quelques investissements dans des triples corps en amplification.

« Corps », notre deuxième album est sorti de là !


Quels sont tes styles de musique favoris et influences ?


Le métal bien sûr, en ce moment j’écoute beaucoup d’Amon Amarth, je trouve ces mecs énormes sur scène, je prends mon pied à chaque fois que je les vois : mélodies bien faites, son énorme, charisme  de Johan Hegg et un trip mythologique puissant !

Zakk Wylde me scotche aussi toujours, son jeu de gratte et sa présence live sont uniques !

Des trucs bien Stoner comme Grand Magus ou Spiritual Beggars, j’apprécie beaucoup le jeu très direct de Michael Amott. Un bon vieux Soulfly me fait bien vibrer aussi !

Puis, c ‘est marrant mais pas mal de Country, bon de la Country contestataire comme celle de Steve Earle ou Hank Williams III ou Jamey Johnson, j’aime le feeling qu’elle procure, c’est une vraie médecine de l’âme.

 

Quelques mots à propos de tes collègues.


Nico Vieilhomme a été batteur en 93 dans Spleen, du Doom Death, puis Apocalypse, du Punk/Harcore et Neriel de l’Alternatif écolo, ses goûts vont du Floyd à Napalm Death, Kreator, Slayer, Jmpz, Grounddation, il apprécie bien les grooves tribaux et verse parfois dans la Dub.

 

André a commencé la basse à Salvador, plongé dans les problèmes  sociaux du Brésil, la musique est devenue pour lui une issue, avec un premier groupe de Trash, Empty Cross. Influencé par Anthrax, Exodus, Testament, Sepultura, il n’a au passage jamais beaucoup apprécié le côté commercial de la musique brésilienne.

 

Nico a eu sa première conga à 17 ans sur laquelle il a pu y exulter pas mal de violence intérieure, puis il a pratiqué la danse et la pyrotechnie dans la troupe  Yasvim Kham, pour laquelle il travaille encore, ses influences vont du métal indus de Rammstein, aux grooves d’Audioslave. Il apprécie aussi la poésie d’un Jeff Buckley ou de Tom Waits.


Quel artiste avec lequel tu as travaillé ou avec lequel tu travailles t’a le plus impressionné ?

 

Kevin Pandele de Wavium Studio, notre ingé, un gars vraiment professionnel, qui connait parfaitement son affaire et sait tirer le meilleur de toi tout en étant très exigeant dans le travail et franc !


Comment se déroule le travail de promotion et quel retour as-tu à propos du nouvel album ?


Les retours pour le moment sont excellents : 17 bonnes chroniques dans les webzines français et même, plus surprenant, Anglo-Saxons : un bon article par exemple dans Poweplay Mag UK d’avril – en ligne sur notre Blog Space - ou Rockrealm UK, ce qui,  pour un groupe qui chante en Français n’est pas si courant !

De nombreuses web-radios US, allemandes ou britanniques nous diffusent. On reçoit aussi des playlists de Hollande, comme Headbangers FM. C’est cool de voir un titre en français au milieu d’un avalanche anglaise !!

Des chroniques vont aussi venir dans Hard Rock Mag, qui a publié une bonne pub sur nous au mois d’avril, comme dans Rock Hard.

Une interview le 4 mai sur VIRGIN RADIO avec JP Sablier, vraiment  sympa, une à venir le 14 mai sur Rock au Fort avec Phil ‘em All, d’autres ont eu lieu sur RockOne radio, la Grosse Radio, RPL 99 à Lille, etc…

24 FM françaises nous diffusent régulièrement pour le moment. Roger Wessier de Replica Records comme Alain Ricard de Brennus Music, notre Label et Nicky Baldrian de Two Side Moon promo en Angleterre nous épaulent vraiment bien dans la promo !!


Quelle ambiance se dégage de ce nouveau disque ? Que dirais-tu au public afin qu’il l’écoute et l’achète ?


Hé bien, là je reprendrais ce que d’autres disent sur nous :


« Une œuvre à échelle humaine comme on les affectionne, une de celles qu’on ne peut comparer à ces grosses machines tellement bien huilées qu’elles en deviennent plates et lisses, mais que l’on s’efforce au contraire de découvrir un peu plus chaque jour ! »
F Delforges.

 

« Cette passion pour la langue française les différencie de beaucoup d'autres groupes et les paroles veulent DIRE quelque chose. Je sais que c'est très con dit comme ça, mais beaucoup d'autres groupes ne peuvent pas en dire autant ! ». Metalheadrock.

 

“It's incredibly rare to come across a metal band from a none English speaking country who actually sing in their own language. Most bite the bullet and sing in English, more often than not in the hope they can break the American market. Rammstein are one band who remain true to their roots, and so are Abinaya.” RockRealms UK.

 

« Pour ainsi dire, je ne m’y attendais pas du tout ! Mais ce groupe a réussi là où de nombreux autres ont échoué. A travers leurs inspirations de cultures diverses et variées, ils ont réalisé un mixage vraiment harmonieux. L’ambiance générale des morceaux est la résultante, pour sûr, d’un travail vraiment abouti. » Seigneurs du Métal.

 

"Corps" is perfect for the aficionados of the French Rock scene. I hope that the band will get a real exposure in this scene because this is simply better than 98% of the famous bands who play in this category”. Metal Storm UK.

 

“French rock is not something I am too familiar with but after hearing this well maybe French rock is something worth exploring. Abinaya prove their versatility on this offering by moving though various style changes to deliver a STRONG album”.
Dave Watts, Overloaded Radio UK.

 

« Excursions tribales à la Soufly, des sons festifs (Algo Mais), des compositions de qualité, tant d’ingrédients variés qui devraient garantir le succès de Corps. Le vocaliste fait preuve d’un maximum d'énergie et de tendresse, même pour parler de révoltes, de choses dures ou graves. Mix explosif qui ne rend pas moins le groupe inclassable entre métal , tribal et Rock ». Immemoria.

 

D’où te vient l’inspiration ?

 

Question difficile… Mes textes sont rarement préconçus à l’avance, ils viennent souvent de manière… « automatique » pour ainsi dire : un mot, une sonorité en répète m’accroche sur un couplet ou un refrain, je le développe, et le sens se met en place de lui même, tout seul. C’est parfois assez déroutant mais ça fonctionne !

Je suis très attentif aux sons du français qui doivent vraiment « coller » aux riffs de guitares : le français se parle en avant de la bouche, vers les lèvres  - il est moins guttural que l’anglais - et demande beaucoup de patience pour le faire sonner !

Il m’arrive parfois de vouloir délibérément aborder un thème, comme les guerres du Moyen-Orient sur « Enfant d’Orient » ou la fuite de la rentabilité professionnelle sur « Regarder le Ciel », mais c’est plus rare. Mon écriture est classique, rimée, comme au siècle de Baudelaire.

 

Quel est ton titre favori du nouvel album et pourquoi ?

 

J’aime beaucoup « Enfant d’Orient », j’adore jouer ce titre, je trouve le riff de guitare vraiment puissant et la progression intéressante ! C’est un plaisir de l’entamer en live !!!!




Penses-tu apporter quelque chose de nouveau à la musique avec ce cd ?

 

S’il est une nouveauté que, modestement on peut  amener dans le métal français, c’est le mix d’un rock dur sur du tempo tribal. Il ne me semble pas en avoir entendu beaucoup auparavant.

 

Une tournée est-elle prévue prochainement et à quoi peut s’attendre le public ?


Une tournée va se mettre en place courant octobre/novembre 2009 avec Royal Bubble Orchestra et Alive Inc., sur toute la France, organisée par Marc Fazio de Fm Management. Je pense qu’on devrait se régaler : brancher les Marshall et envoyer la sauce !!!!
En live, on fait partie des groupes qui ont un minimum de technologie - 2 amplis , quelques pédales, un ventilo - pour laisser vivre le feeling !!! The less is the best !!

 

Message aux HEAVY SOUNDERS :


« Tu es un Homme Libre ! »

Igor Achard
Interview par mail 09/05/2009 


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ABINAYA Wikipedia biographie 
Photos fournies par REPLICA Promotion

 

ABINAYA interview video - Raismes Fest 2009








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